aléas et moments magiques
La grossesse, un épanouissement...
Les 2 premières semaines sont passées incognito, je sentais bien quelque chose de particulier, mais rien qui ne me permet de vraiment y penser. Suivent deux semaines de douleurs pré-menstruelles comme je les aime: l'horreur! Et avec 10 jours de retard: mais malgré la possibilité qui m'éffleure, j'attends toujours. Précisons que bien que suissesse, la régularité de ce côté n'est pas mon fort.
Au bout de 10 jours, le doute s'installe de plus en plus, j'ai envie d'aller me dépenser comme une folle au badminton, et par sécurité, je fais le test.... 1/2 secondes d'attente: et c'est le bonheur! Enfin! Après 10 ans d'envie dont 2 ans d'essai: ça y est!!!! Le futur papa est: content, appeuré, soulagé? Difficile à dire, mais il ne part pas en courant et l'annonce à sa famille.
Dès la 5ème semaine, après l'euphorie du test et l'émotion de la première échographie (juste une tache blanche, mais un petit coeur qui battait déjà), commence 2 mois de nausées, de vomissements, ce qui bien sûr entraîne une extrême fatigue: je passe mon temps à dormir et à aller dire bonjour à la cuvette... un régal! Du coup, j'arrête petit à petit ma responsabilité d'entraîneur et coach au basket. Je n'arrive plus à suivre mes cours de formation pédagogique, et encore moins me lancer dans l'écriture de mon dossier de compétence. Et j'arrive de moins en moins assurer mon travail: je passe donc à 50%. Dur pour le moral! Passer de mille activités à plus rien en étant encore mal, c'est pénible. Même si c'est pour la bonne cause comme on dit.
A la mi-décembre, une éclaircie. Les nausées cessent, je sens que je reprends des forces, le moral remonte. Je reprends la totalité de mes classes. Mais ce sera de courte durée: le 21 décembre: la douche froide! Le test sanguin pour le risque de trisomie n'est pas bon: 1/48 chance de trisomie. Il me faut faire une amniocentèse rapidement, pendant les fêtes. Et c'est parti pour un mois d'angoisse. D'abord, l'angoisse de l'intervention, la peur de la fausse couche les premiers jours et l'horrible attente des résultats définitifs. 3 semaines furent nécessaires pour finaliser les résultats. 3 semaines de stand-by dans ma grossesse. Je ne pense plus au futur, plus de projet, j'évite de trop réflechir, ... je vis entre parenthèse toute cette période.
Pour ne rien aider, je me sens de plus en plus fatiguée, les malaises se multiplient, je me goinfre de plus en plus de chocolat et de crème patissière, j'ai l'impression de ne plus avoir d'énergie, d'être vidée de l'intérieur.
Les résultats tombent enfin: tout va bien! C'est la première délivrance! De plus, on sait de manière certaine depuis l'amniocentèse que ce sera un petit gars. On n'avait aucune péférence, mais ca va nous permettre de réflechir sérieusement à son prénom, car à ce moment, c'est la totale inconnue!
Cette fantastique nouvelle me remonte le moral. Je recommence enfin à planifier son arrivée, mais se retrouver face à tout ce qui reste à faire, après cette longue période de stand-by, me replonge briévement dans des débuts de crise d'angoisse. Avec l'aide du papa, en prenant un peu de recul et en réussissant à sélectionner les choses primordiales des autres, je reprends rapidement pied et les angoisses s'envolent. Mais pas la fatigue qui augmente de plus en plus et s'additionne peu à peu de contractions.
Le pire est que me sentant fustrée de ne rien pouvoir faire, de n'être plus motivée à rien, je peine à éprouver du plaisir à sentir mon bébé bouger, à vraiment l'accepter en moi. Le déclic survient lors de la première séance d'haptonomie, début février, où j'apprends à sentir le bébé, à dialoguer avec lui, à accepter mes changements corporels intérieurs. Une seconde délivrance.
Au début du sixième mois, après une semaine de vacances ponctuées de malaises, le gynécologue me prescrit enfin de nouveaux compléments minéraux et vitaminés et du magnésium pour les contractions. Je me remets aussi à 50%. Rapidement, la fatigue disparaît, les contractions diminuent, je retrouve un peu d'énergie, de motivation. Je recommence enfin à vivre, à me sentir moi-même. La fin de la grossesse s'annonce finalement sous de bons auspices.
Cela fait maintenant 1 mois que j'ai repris ma vie en main, et que j'éprouve réellement beaucoup de bonheur dans cette grossesse, et cela malgré les petits inconvénients inhérents à mon état: le manque de souffle, la fatigue physique qui s'accentue, les difficultés à se mouvoir, les besoins plus fréquents de vider la vessie, le bébé qui, en bougeant, touche des zones sensibles, etc. Mais tout ceci est largement compensé par le fait de le sentir bouger, grandir, vivre en moi, de préparer de plus en plus son arrivée. Et surtout de savoir que sa naissance approche à grand pas. C'est la dernière étape qui se concrétise au travers des préparations à la naissance, de la visite de la maternité, des démarches administratives.
Autre point magique et essentiel à relever est le soutien sans faille de ma famille du basket (merci Marie-Rose, merci Jean), de mes collègues, de ma famille, de ma belle-famille, de mes amies "quiches" (elles se reconnaîtront) et bien sûr du futur papa!
Pour en revenir à l'épanouissement promis de la grossesse, je ne l'ai pas vécu. Peut-être n'en avais-je pas besoin pour me sentir épanouie? Mais, ce que j'en retire est que malgré les moments pénibles, tant physiquement que psychiquement, la grossesse, sans être un bonheur intense, reste une expérience unique et certainement inoubliable.
Les 2 premières semaines sont passées incognito, je sentais bien quelque chose de particulier, mais rien qui ne me permet de vraiment y penser. Suivent deux semaines de douleurs pré-menstruelles comme je les aime: l'horreur! Et avec 10 jours de retard: mais malgré la possibilité qui m'éffleure, j'attends toujours. Précisons que bien que suissesse, la régularité de ce côté n'est pas mon fort.
Au bout de 10 jours, le doute s'installe de plus en plus, j'ai envie d'aller me dépenser comme une folle au badminton, et par sécurité, je fais le test.... 1/2 secondes d'attente: et c'est le bonheur! Enfin! Après 10 ans d'envie dont 2 ans d'essai: ça y est!!!! Le futur papa est: content, appeuré, soulagé? Difficile à dire, mais il ne part pas en courant et l'annonce à sa famille.
A la mi-décembre, une éclaircie. Les nausées cessent, je sens que je reprends des forces, le moral remonte. Je reprends la totalité de mes classes. Mais ce sera de courte durée: le 21 décembre: la douche froide! Le test sanguin pour le risque de trisomie n'est pas bon: 1/48 chance de trisomie. Il me faut faire une amniocentèse rapidement, pendant les fêtes. Et c'est parti pour un mois d'angoisse. D'abord, l'angoisse de l'intervention, la peur de la fausse couche les premiers jours et l'horrible attente des résultats définitifs. 3 semaines furent nécessaires pour finaliser les résultats. 3 semaines de stand-by dans ma grossesse. Je ne pense plus au futur, plus de projet, j'évite de trop réflechir, ... je vis entre parenthèse toute cette période.
Pour ne rien aider, je me sens de plus en plus fatiguée, les malaises se multiplient, je me goinfre de plus en plus de chocolat et de crème patissière, j'ai l'impression de ne plus avoir d'énergie, d'être vidée de l'intérieur.
Cette fantastique nouvelle me remonte le moral. Je recommence enfin à planifier son arrivée, mais se retrouver face à tout ce qui reste à faire, après cette longue période de stand-by, me replonge briévement dans des débuts de crise d'angoisse. Avec l'aide du papa, en prenant un peu de recul et en réussissant à sélectionner les choses primordiales des autres, je reprends rapidement pied et les angoisses s'envolent. Mais pas la fatigue qui augmente de plus en plus et s'additionne peu à peu de contractions.
Le pire est que me sentant fustrée de ne rien pouvoir faire, de n'être plus motivée à rien, je peine à éprouver du plaisir à sentir mon bébé bouger, à vraiment l'accepter en moi. Le déclic survient lors de la première séance d'haptonomie, début février, où j'apprends à sentir le bébé, à dialoguer avec lui, à accepter mes changements corporels intérieurs. Une seconde délivrance.
Au début du sixième mois, après une semaine de vacances ponctuées de malaises, le gynécologue me prescrit enfin de nouveaux compléments minéraux et vitaminés et du magnésium pour les contractions. Je me remets aussi à 50%. Rapidement, la fatigue disparaît, les contractions diminuent, je retrouve un peu d'énergie, de motivation. Je recommence enfin à vivre, à me sentir moi-même. La fin de la grossesse s'annonce finalement sous de bons auspices.
Autre point magique et essentiel à relever est le soutien sans faille de ma famille du basket (merci Marie-Rose, merci Jean), de mes collègues, de ma famille, de ma belle-famille, de mes amies "quiches" (elles se reconnaîtront) et bien sûr du futur papa!
Pour en revenir à l'épanouissement promis de la grossesse, je ne l'ai pas vécu. Peut-être n'en avais-je pas besoin pour me sentir épanouie? Mais, ce que j'en retire est que malgré les moments pénibles, tant physiquement que psychiquement, la grossesse, sans être un bonheur intense, reste une expérience unique et certainement inoubliable.
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